Vive L'agro-révolution Française !

Vive L'agro-révolution Française !

3.8/5

Présentation de l'éditeur Alors que la Terre comptera 9 milliards de bouches à nourrir en 2050, nombreux sont ceux qui pensent qu'il n'y a pas d'alternative à l'agriculture chimique et industrielle. Et pourtant... Au terme d'un tour de France de dix-neuf mois à la rencontre de paysans, de chercheurs et de techniciens, Vincent Tardieu révèle que le monde agricole est en pleine mutation : la crise du modèle productiviste actuel engendre une puissante révolution vers une nouvelle agriculture où les processus naturels sont au coeur des méthodes de production. Cette agriculture écologique est riche d'une belle diversité d'itinéraires (bien au-delà de la seule agriculture biologique) et de réseaux humains que l'ouvrage invite à découvrir avec, à la clé, des raisons d'espérer : oui, on peut nourrir la planète tout en préservant l'environnement ! Oui, nos paysans peuvent vivre mieux et plus nombreux ! Mais cette révolution écologique n'ira pas sans bouleversements des marchés, des organisations agricoles et de notre façon de consommer. Extrait Extrait de l'avant-propos «Nous avions des poules, des lapins, des brebis et des chèvres. On a même eu une vache pendant la guerre, pour faire du beurre. Le lait, il venait de nos chèvres. Je n'aimais pas son goût, mais nous étions habitués. On faisait aussi du miel, un peu de fruits, des pommes et des poires. Et bien sûr des noix, en quantité. Mes parents vendaient les plus gros cerneaux et faisaient de l'huile avec les plus petits. Ils fabriquaient aussi des tomes de chèvre qu'ils vendaient avec les lapins, parfois quelques chevreaux, à des marchands qui passaient. On les appelait des \"coquetiers\" parce qu'ils prenaient aussi les oeufs.» Ainsi débute le récit d'enfance d'Hélène Courbis. Fille, petite-fille, arrière-petite-fille de paysans de la Drôme provençale, elle a aujourd'hui quatre-vingt-six ans et vit seule dans une ferme en pierres, souvent froide l'hiver, toujours fraîche l'été, à l'écart du petit village de La Paillette-Montjoux, à quelque 6 km du bourg de Dieulefit. Généreuse, Hélène a hérité de la vigueur et des yeux clairs de sa mère Marie, tirant chez elle sur le vert céladon. Et de l'humanisme progressiste de son père Albert et de cette terre protestante qui l'a vue naître. Curieuse de tout, tendrement drôle, imbattable au Scrabble et dévoreuse de romans historiques - surtout la nuit ! -, celle que j'ai toujours considérée comme ma tante est en vérité ma grande cousine paternelle. À son contact et à celui de ses parents puis de ses enfants, presque tous agriculteurs, j'ai conservé depuis l'enfance le lien avec une terre et une culture agraire que j'affectionne profondément. Et lorsque Hélène m'a raconté ses souvenirs de petite paysanne, j'ai eu l'impression d'avoir toujours connu ce pays, l'eau courante et l'asphalte en plus. Une terre où semblent s'épanouir de toute éternité les cultures fruitières et les touffes de lavande dont j'ai depuis la passion, les élevages de chèvres et de brebis. Des fermes modestes, où l'on ne roule pas sur l'or, mais où l'on vit paisiblement. Et plutôt vieux. A l'abri des nuages de pesticides et d'engrais, protégées aussi des immenses hangars en béton qui barrent l'horizon. «Mes parents n'allaient pas vendre au marché, parce que Dieulefit, c'était loin. Six kilomètres, c'était la grande ville ! On n'avait pas de voiture avant la guerre de 40, tout se faisait à pied ou à cheval.» Son père, de voiture, il n'en a jamais eu du reste, et sa mère, elle, a découvert le Solex sur le tard, qu'elle a chevauché jusqu'à quatre-vingts ans passés. La mécanisation est arrivée après la guerre. «Le premier tracteur ? Tu penses si je m'en rappelle : il en rêvait, mon père, de son tracteur ! Pour labourer, il a dû adapter ce qui venait se mettre derrière et faire aussi un système pour accrocher la charrette, qui était conduite jusque-là par le cheval.» Labour pour semer un peu d'orge, de l'avoine et du blé qu'ils faisaient moudre au moulin le plus proche. D

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