Reconvertir Le Patrimoine (cahiers.j.hubert N°4)

Reconvertir Le Patrimoine (cahiers.j.hubert N°4)

4/5

Présentation de l'éditeur La reconversion du patrimoine touche tous les types d'édifices et tous les domaines d'activité. Abbayes, fermes modèles du XIXe siècle, châteaux et grandes demeures, ensembles industriels deviennent des lieux culturels, touristiques, administratifs. Les entreprises, elles aussi, réinvestissent de nombreux sites. S'ouvre alors un dialogue entre histoire et création contemporaine. Comment faire cohabiter un bâti existant avec un nouveau programme, sans nuire à l'authenticité du lieu ? Comment adapter un monument ancien à la société d'aujourd'hui ? Quelles sont les contraintes et réticences ? Reconvertir des édifices, n'est-ce pas s'inscrire dans la démarche du développement durable ? N'est-ce pas permettre le maintien et la transmission d'un patrimoine ? À travers plusieurs exemples, tant seine-et-marnais que nationaux et internationaux, les auteurs vous invitent à découvrir des reconversions exemplaires et à vous pencher sur les multiples questions posées par cette thématique d'actualité. Extrait Extrait de l'introduction de Xavier MESSAGER, Architecte DPLG, ingénieur principal, chef du service départemental du patrimoine monumental Conseil général de Seine-et-Marne Poser la problématique de l'utilisation, c'est revenir à la question de l'utilité. L'héritage du XIXe siècle a longtemps influencé notre perception du patrimoine. De la dissociation entre l'édifice et son usage est née la notion même de Monument historique, oeuvre du passé, témoin vidé de sa fonction, «désutilisé». Cette doctrine a positionné le patrimoine dans une nouvelle (et essentielle) utilité affective, symbolique, culturelle, esthétique et identitaire. Son inutilité rend le monument porteur d'un message et facilite son appropriation. Dès les années 1960, la Charte internationale de Venise pose les premiers jalons d'une évolution de la perception : «la conservation des Monuments historiques est toujours favorisée par l'affectation à une fonction utile à la société». Fin des années 1970, la prise de conscience se poursuit : Dieudonné Mandelkern remet les conclusions de son rapport au ministre de la Culture et de la Communication : «la réutilisation constitue la meilleure protection des monuments...». Aujourd'hui, cette problématique de la réaffectation de notre patrimoine bâti historique est au coeur de la réflexion. Désormais, il n'est plus possible, économiquement, de conserver sans utiliser. Ces périodes de mutation sociétale, profondes, créent un contexte favorable pour se reposer la question des modèles. On envisage de trouver des solutions innovantes, d'imaginer un développement raisonné. Nos aînés ne se sont pas embarrassés de dogmes. Ils avaient, sur le patrimoine, un regard économique et pragmatique. On attribuait à l'édifice un nouvel usage ou on se servait de sa matière pour en construire un neuf. La réutilisation est finalement la plus ancienne des innovations. Une réaffectation qui ne se fait pas sans heurt, car les difficultés sont nombreuses : la réglementation, les normes de sécurité renforcées, souvent peu compatibles avec le bâtiment, les obligations d'accessibilité, un cadre lié aux bâtiments existants qui transforme la réutilisation en défi. Un projet, qui, mené avec intelligence, connaissance et respect du lieu, pourra faire émerger l'excellence. Certains chefs-d'oeuvre sont parfois nés des contraintes les plus fortes. Le territoire francilien mène une réflexion sur son modèle d'aménagement et de construction. Il est question de la ville durable, d'une redensification des centres urbains, de lutte contre le mitage du territoire. La reconversion du patrimoine est un formidable levier. Il participe de la démarche «écologique», accompagne le renouvellement urbain, renforce l'histoire et l'identité de la cité, joue un rôle transgénérationnel entre ceux qui ont connu l'ancien usage et ceux qui réinvestissent le lieu avec un oeil neuf. Le Département a un rôle central à jouer, presque un devoir, à la foi

20,17 €

Acheter maintenant

On assure vos arrières !

Les marchands sélectionnés par Reepeat ont été choisis pour leur qualité de service et leur sérieux.
Voici les 3 conditions minimales requises pour qu'un produit soit référencé sur Reepeat. 🧐

Produit garanti

Inspectés par des professionnels

Les produits reconditionnés que nous sélectionnons sont testés, inspectés et remis en état par des professionnels.

Produit garanti

Produits garantis 6 à 36 mois

Si le produit présente des dysfonctionnements pendant la période de garantie, il est remplacé gratuitement.

Produit garanti

Retour sous 14 jours minimum

Essayez le produit chez vous pendant au moins 14 jours. S'il ne vous convient pas, renvoyez-le au marchand.